le 15 février à 22h24
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Sarkozy faisait régner l'ordre dans les rangs des plus tenaces et des plus coriaces barons de la planète UMP.
Sarkozy hante les esprits, à gauche comme à droite. A gauche: ils ont peur. Ils savent, Hollande en tête, que la victoire de l'année dernière a été bâtie sur des mensonges infâmes, sur des promesses ridicules, sur un seul et unique postulat: l'anti-sarkozysme primaire qui, soyons clair, est loin d'être un programme politique. Au pire, un rempart, un bouclier pour cacher la misère de l'absence criante d'un début, même timide, d'un programme politique viable. Le « tous contre Sarkozy » cachait les sempiternelles luttes de la gauche contre la gauche.
Craint par la gauche, désiré par la droite
A droite: ils n'en peuvent plus. Les luttes intestines des uns et des autres, les clans de la droite forte, décomplexée, dure ou je ne sais pas quoi d'autre, ont fini par laminer le moral des sympathisants. Sarkozy devient alors le dernier recours, l'Armageddon de la providence, le salut ultime. Avec lui on en rigole pas, c'est « file tout droit, fais ce que je te dis de faire et c'est comme ça, que ça te plaise ou pas ».
D'ailleurs, c'est peut-être pour ça qu'on croyait qu'à droite tout le monde s'aimait: Sarkozy faisait régner l'ordre dans les rangs des plus tenaces et des plus coriaces barons de la planète UMP. Dans le désordre, on cherche l'ordre. CQFD.